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La forme Yang

Pratiques du style Yang

Voici une présentation de différentes exécutions du grand enchainement de taï chi chuan du style Yang.

Un tao lu, ou enchainement, routine, forme, constitue un répertoire des techniques martiales d'un style de combat. Ce répertoire comprend généralement des techniques offensives et défensives: parades, frappes, blocages, immobilisations, projections, échappements, esquives.

Voici une présentation de différentes exécutions du grand enchainement de taï chi chuan du style Yang.

La pratique martiale

Ce qui différencie essentiellement un style dit "interne" d'un style dit "externe" est l'importance qu'on donne au développement et à la mobilisation de la force vitale issue de l'énergie intrinsèque de l'organisme (qi), plutôt qu'à celle de la force purement physique, ou puissance musculaire. L'apprentissage d'une routine, d'un enchainement de taï chi chuan constitue une mise en place des conditions nécessaires au développement et à l'usage de la force vitale. Cet apprentissage permet d'acquérir des fondations solides dont les caractéristiques sont physiques: équilibre, relâchement, enracinement, coordination, mouvement continu, respiration régulée, etc.., mais aussi mentales: concentration, attention continue, écoute interne, perception des axes.
C'est seulement quand les fondations sont acquises que l'on peut commencer le travail sur l'énergie vitale pendant l'exécution de l'enchainement. Cette étape est souvent précédée par la pratique de diverses techniques de développement, d'augmentation, de rassemblement et de mobilisation de cette même force vitale (dao yin fa, qi gong, ..), pratiquées parallèlement à l'apprentissage de la forme. Chaque technique dans l'enchainement, selon l'application martiale envisagée, demande une mobilisation particulière de la force vitale et cela demande aussi un entrainement particulier.

La pratique de développement personnel

Si l'on envisage la pratique du taï chi chuan dans un objectif d'amélioration de la santé, de résistance à la fatigue et au vieillissement, aux agents externes pathogènes, climatiques ou émotionnels, il est tout à fait possible de ne se préoccuper qu'à réaliser de solides fondations, c'est à dire à maitriser les principes et les caractéristiques physiques de l'exécution de la forme. Réaliser effectivement ces fondations, c'est mettre en place un environnement physique qui permettra aux énergies vitales d'être renforcées, de s'équilibrer, de s'harmoniser et de mieux circuler dans l'organisme. Nous ne parlons pas ici cependant d'une pratique hebdomadaire ou même bihebdomadaire mais bien d'une pratique quasi quotidienne. Avec le temps, le pratiquant attentif peut ainsi arriver à percevoir des mouvements internes de flux énergétiques, purement insubstanciels, signe d'un haut niveau de réalisation des principes physiques de l'exécution de la forme. Car comme Yin et Yang se complètent mais aussi s'engendrent mutuellement, le physique peut se transformer en une énergie qui, elle-même, va au physique. Basiquement, les sensations de flux accompagnent les changements d'appuis des pieds au sol selon les flexions et extensions des jambes, cela en relation avec les mouvements exécutés par les membres supérieurs. Les flux les plus perceptibles vont du bas du corps vers le haut et de la gauche à la droite ou inversement. Quand on les perçoit atteindre les mains, cela s'accompagne généralement d'effets internes comme le réchauffement des mains et la sensation qu'elles enflent ("mains de bébés"). Quant aux sensations externes elles sont principalement que l'air devient dense autour de la main ou contre la paume, que l'on ressent comme une résistance externe invisible pendant des mouvement comme presser en avant ou repousser et aussi que l'on ne ressent plus le grand froid ou la forte chaleur qui peuvent en leur saison régner lors de la pratique en extérieur.

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Exécution normale en travaillant seulement sur les principes physiques.

Forme Yang

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Ce qui n'est pas correct : Le tronc qui penche ou balance. Les épaules et les coudes pas relâchés, pas assez détendus. Le genou parfois trop poussé en avant dans la posture de l'arc et le talon qui recule lors de l'extension de la jambe (ce qui se fait couramment dans les formes modernes de compétitions afin d'agrandir les postures sans difficulté). Les articulations des coudes et des poignets trop pliés, formant des plis, des angles. Les mains trop molles, pendouillantes ou refermées, trop Yin. Des mouvements étriqués, sans ampleur. Les bras qui bougent sans être mis en mouvements depuis le tronc et la taille; de même les pieds qui se déplacent quand tout le corps est immobile. Monter et descendre pendant les déplacements.

Les erreurs courantes

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La forme Haute: Après avoir appris l'exécution de base du grand enchainement, on apprend à travailler sur l'énergie interne de différentes façons. Dans notre école, on commence par pratiquer le rassemblement du souffle vital dans le Tan Tien inférieur, puis cela réalisé on met en mouvement l'énergie en la faisant d'abord circuler tout au long des méridiens Du Mai et Ren Mai selon le précédé classique de la Petite Révolution Céleste. Les postures sont hautes, avec des pas courts, faciles à exécuter afin de ne pas mobiliser trop d'énergie dans le bas du corps. Les mouvements sont peu amples et les bras le plus relâchés possible. Les bras sont presque sans mouvements propres, ils sont mus depuis la taille, tels des branches mortes encore fixées au tronc. On se meut comme un spectre, c'est pour cela que l'on appelle aussi cette exécution la "Forme Fantôme". L'énergie doit atteindre le point Bai hui à l'inspiration, puis redescendre par Chi hai dans le Tan Tien à l'expiration. Quand l'énergie redescend en abondance dans le Tan Tien, on peut y ressentir des spasmes légers et une douce chaleur, laquelle se répand jusqu'aux aines et au point Hui Yin. Peu à peu on sent la pression interne augmenter dans le bas du tronc et se répandre tout autour de la taille. Cette pratique est bénéfique pour la pratique de santé mais aussi nécessaire dans notre école pour la pratique martiale.

La forme Haute

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La forme des trois arcs: Après avoir pratiquer la forme haute et la Petite Révolution Céleste, on fait circuler l'énergie dans tout le corps. Pour cela on pratique la forme dites des Trois Arcs. On diffuse l'énergie dans tous le corps avec la Grande Révolution Céleste qui fait circuler l'énergie jusqu'aux points Yong Chuan à la plante des pieds pendant l'expiration et la fait atteindre le point Baï Hui de la tête et l'extrémité des doigts à l'inspiration. Pendant l'inspiration on étire légèrement les membres en imaginant qu'ils s'allongent et que les espaces articulaires s'ouvrent, s'agrandissent. Pendant l'expiration on relâche les arcs et les laisse se refermer. Les bras forment un arc, les jambes un second et la colonne vertébrale un troisième. Ouverture et fermeture, tension d'étirement des ligaments articulaires et des tendons puis relâchement se succèdent. Avec la pratique les trois arcs se fondent en un seul arc. Un arc comprend deux bras et extrémités, une poignée, une corde et une flèche. Il faut une énergie pour tendre l'arc, laquelle est transmise à la flèche lorsque la corde est relâchée. Cette pratique est elle aussi bénéfique pour la santé et nécessaire dans notre école pour la pratique martiale.

La forme des trois arcs

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La forme des petits cercles qui engendrent le retour. Cette pratique a pour but d'approfondir la transformation de l'énergie dans sa vectorisation yin yang. On ajoute un petit inspir à la fin de l'inspiration pour achever, compléter, la conduite du souffle au point Bai hui (vecteur yang) dans la Petite Révolution Céleste, puis un petit expir à la fin de l'expiration pour achever la conduite du souffle retournant au Tan Tien inférieur (vecteur yin). De petits cercles de la taille sont effectués en coordination avec ces complétions, lesquels sont de moins en moins visibles avec la pratique, lorsqu'ils deviennent internes, issus de transformations de l'énergie. Le travail pour utiliser l'énergie vitale dans les applications martiales commence vraiment après cette étape. On apprend ensuite à "compresser l'énergie", puis à la conduire avec l'intention Yi dirigée par le Shen, selon différents procédés, cela selon que l'on recherche une puissance de frappe, de pénétration, de parade, de déracinement, de dislocation, etc..Tout cela demande du temps, les progrès sont lents et difficiles, il y faut une hygiène de vie des plus strictes et rien n'est jamais acquis. Si l'on veut être sûr de savoir se battre de manière efficace rapidement, vaut mieux apprendre la boxe anglaise, le karaté ou la boxe Thaï ! Mais dans ce cas il faut aussi accepter de subir les dégâts physiques que ces pratiques engendrent !

La forme des petits cercles qui engendrent le retour.

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Élever les mains: Marie apprend le mouvement élever les mains. Philippe lui montre en accentuant parfois les appuis des pieds sur le sol avant les flexions et extensions des jambes. De même il montre comment le mouvement peut être exécuté avec des pivots qui engendrent des transformations dans les appuis et les mouvements des bras, cela au contraire de la tendance actuelle, simplifiée, qu'il montre d'ailleurs aussi une fois.

Élever les mains

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Tui Shou: Philippe et Jean-Michel s'entrainent aux poussées des mains en souplesse. Il s'agit ici de rester souple et enraciné tout en s'adaptant aux changements.

Poussées des mains en souplesse

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Forme à l'épée en 32 mouvements: Jean-Michel entraine deux pratiquants à la forme simplifiée à l'épée.

Forme Yang à l'épée